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Vendredi 14 décembre 2007

     

 

 

          chateau sous la menace des coups d'eau

    

On ne peut pas parler d?une ville sans parler de son histoire. L?histoire d?une ville est enterrée dans ces monuments historiques sur lesquels sont ancré l?honneur et l?originalité de chaque ville. Safi est l?une des villes côtières qui est menacé dans ces repères historiques.

 

 

Château de mer avait déjà lancé ses hurlements aux responsables, et à la classe cultivée de Safi, mais aucune intention était la, sauf celles des clochards  et des va-nu-pieds qui passent la nuit dedans.

 

 

Cependant et heureusement, avec l?instauration de la faculté polydisciplinaire de Safi, un regard de jalousie nous mène obligatoirement d?en faire reportage à fin de suggérer quelque solutions pratiques, pour au moins prolonger un peu l?age de cette perle monumentale.

 

 

Château de mer, ou ksar labhar, la perle safiote, construite par  les portugais au début de XVIe s pour des raisons commerciales et militaire. Soit pour animer les échanges économiques avec l?occident ou pour se défendre contre l?ennemi, si c?était un ouvrage de défense, aujourd?hui il appelle l?au secours pour survive encore quelques jour. Les outrages du temps et le manque d?entretien expliquent les désordres qui affectent aujourd'hui ce monument historique qui risque de tomber en ruine.

 

 

          

 

 

Or, les vagues de tempête menacent d?ouvrir des brèches dans la muraille qui se trouvait depuis longtemps en face des gifles des vagues méditerranéens. A sa base même d?un platier rocheux qui découvre à marée basse contribue telle au freinage, par diffraction  et réfraction, des houles du nord-ouest dominantes quand elle arrive à  la cote. Même si les plus fortes vagues déferlent avant de l?attendre, le  rempart de cette bastide peut être ici directement frappé- comme se frappe le visiteur en passant par le passage menant à l?intérieure de ce monument par la  narine des clochards-  en situation de pleine mer par des lames jaillissantes  de quelque mètres de haut lorsque, pendant la saison hivernale, se produit une conjonction entre une forte tempête et de basse pression atmosphérique. Dans ce cas le phénomène de réflexion sur la muraille accroît encore de champs d?agitation de l?eau. Le rempart subit alors des coups de boutoir répètes qui, en produisant des vibrations, accrues par le phénomène de résonance, fragilisent la paroi en la fissurant. L?air comprimé dans ces fissures les agrandit et les élargit. A l?inverse, une succession se produit lors du retrait de l?eau, ce qui a pour effet d?entraîner le délogement de moellons et de pierres taillées. Les vagues peuvent alors se servis de ces matériaux, auxquels s?ajoutent de galets naturels, comme des projectiles pour bombarder le pied de la muraille, ce qui renforce considérablement leur puissance d?attaque et permet un travail de sape. Ainsi se creusent des cavités qui, en s?élargissant, mette en porte à faux le rempart des conduisent à des écroulements voir à des ouvertures de brèches.

 

 

Des études faite par l?EPEE en 1991 ont relevé les dégradations suivantes :

 

 

 

 

        cote

 

 

cavités

 

 

fissures

 

 

largeurs/m

 

 

hauteur/m

 

 

profondeur/m

 

 

largeur/m

 

 

profondeur/m

 

 

       ouest

 

 

6,1

 

 

8,6

 

 

0,9

 

 

 

 

 

 

 

 

25

 

 

4,5

 

 

9

 

 

 

 

 

 

 

 

      sud

 

 

5,3

 

 

5,7

 

 

32

 

 

 

 

 

 

 

 

     nord

 

 

 

 

 

31

 

 

0,95

 

 

 

 

Signalons aussi que le château de mer occupe une superficie de 2300 m2, il est bâtit sur le falaise AMOUNI sa position est un peut plus avancé par rapport au reste du la falaise, ce qui aggrave encore plus la situation de trouver un remédiéement, malgré les derniers restaurations de l?LPEE (laboratoire public d?essais et d?études à Casablanca) datant le 1963 et une lors des années 90.

 

 

Selon un architecte ; intéressé par ce type de problèmes, pour contrecarrer t?attaque mécanique des vagues à la base du château quatre types de solutions peuvent être proposées :

 

 

1)       La construction d?un ouvrage de protection à la base même de  château.

 

 

2)          La mise en place de brise-lames au large du rempart.

 

 

3)       Un rechargement en galets à son pied.

 

 

4)        La création d?écueils artificiels en avant de lui.

 

 

La construction d?un ouvrage de protection sous la forme d?un talus en enrochement ou en éléments de béton à la base même du château aurait sans doute pour effet d?arrêter toute attaque mécanique de la mer. Ces ouvrages arrêteraient la houle et creiraient un espace de calme en avant des remparts qui se trouverait ainsi à l?abri de l?attaque des vagues, sans que soit pour autant affecté son aspect d'ensemble. Mais ces solutions présentent des graves inconvénients. D?abord son coût car une étude préalable de modélisation serait nécessaire et aussi parce qu?il s?agirait d?ouvrage de grand calibre en raison des profondeurs ou les implanterait et de la force des houles à laquelle ils devrait résister.

 

 

Ne serait-il pas plus simple, et donc plus économique, de reconstituer au pied du château l?accumulation de galets qui existait encore au début de ce siècle et qui devait dissiper, au moins en partie, l?énergie des vagues avant que celles-ci n?atteignent le coeur du château ? Sans doute pas, car les conditions hydro- dynamiques actuelles qui sont celle  d?une cote en monde battu, font que l?on est en droit de craindre une dispersion rapide des matériaux ainsi apportés par les tempêtes hivernales. Il faudrait alors procéder  périodiquement à de nouveaux rechargement, d?où un problème de coût récurrent. On court aussi le risque, en fournissant aux vagues déferlantes des galets qui seront utilisés comme outils de sape, d?accroître leur action d?érosion au pied du château, ce qui irait à l?encourt du but recherché.

 

 

En fin, l?UNESCO qui a lancé, en 1996 un réseau de coopération entre des petites villes côtières du bassin méditerranéen, connues pour leur intérêt historique et environnemental en collaboration avec les capacités intellectuelles, les safiotes peuvent s?entraider pour élargir un peu l?age de ce patrimoine safiote . On peut demander à des experts d?évaluer la dangerosité de la situation et de proposer des mesures qui permettraient de remédier aux désordres qui affectent le château, sans pour autant toucher à l?originalité de l?architecture et au caractère maritime de l?ouvrage. Safiot, safiote main dans la main, pour que ce perle résiste au tremblement d?un train qui passe midi, soir et matin en causant des fissures, où saignent les larmes d?un château sans roi, sans fois et sans marin.

 

 

 

 

     

 

 

 

 

Par khalid - Publié dans : khalid1506
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